En tant que manager, directeur, ou collaborateur, après plusieurs mois de confinement et parfois même de télétravail où votre équilibre vie privée / vie professionnelle a été chamboulé, il est temps de vous ressourcer… un autre mot pour évoquer la déconnexion.
En charge d’une équipe, vous craignez peut-être de ne pas être suffisamment présent en cette période si spéciale.
Toutefois, selon la saisonnalité de votre industrie, il y a de fortes chances qu’entre la mi-juillet et la mi-août, l’activité soit quelque peu ralentie. Par ailleurs, les efforts à fournir en septembre seront plus intenses. Ainsi, ne culpabilisez pas et prenez votre pause.
De toute évidence, il existe quelques pré-requis avant un départ réussi :
- Avoir une équipe autonome et de préférence soudée
- Ne pas lancer de tâches/projets dont vos décisions seront un point bloquant pour l’avancement
- Diminuer le « reste à faire » au maximum
- Laisser des consignes claires à l’équipe lors de votre handover
Cette préparation, qui a principalement pour but de clarifier les priorités et les attentes, permettra de limiter les contacts pendant vos congés et faciliter votre tentative de déconnexion.
A présent que le départ est organisé, comment se déconnecter concrètement ?
La réponse est probablement très différente d’une personne à l’autre, mais je peux partager avec vous 5 tips qui fonctionnent pour moi.
1. Les plaisirs régressifs
Il s’agit de revivre un moment qui vous rappelle votre enfance. Manger un plat, une gourmandise, retourner sur un lieu que vous fréquentiez. En général ces petites madeleines de Proust vous font immédiatement déconnecter et vous permettent de focaliser sur le moment présent, sans compter sur leur pouvoir réconfortant.
Pour ma part, ces plaisirs sont très souvent culinaires (on parle souvent de comfort food n’est-ce pas ?). Mon préféré prend la forme de « petites boules » de pain de la boulangerie SIRVOPAL à Saint-Pierre en Martinique. Ce n’est pas du pain classique, ni de la brioche, ni tout à fait du pain au beurre, en somme indescriptible et délicieux. Pour ajouter un peu de difficulté, elles ne sont produites que le dimanche matin premier arrivé, premier servi… Donc il faut les mériter pour avoir la chance de les savourer !
2. Voir des gens qui vous font du bien
La déconnexion c’est aussi se connaître pour savoir ce qui nous fait plaisir. Si vous avez tendance à être introverti, ce conseil ne sera peut-être pas ressourçant pour vous.
A titre personnel, en tant qu’extravertie (assez) c’est clairement dans l’échange avec les autres que je puise mon énergie. Ainsi, si vous êtes comme moi, être avec des personnes positives, lors d’activités de groupe (ballade, restaurant, soirée, sport…) vous permettra de favoriser les échanges qui ne sont pas en lien avec le travail et cela vous fera le plus grand bien.
3. Exposez-vous à la beauté
Qu’elle soit visuelle, auditive ou même gustative, observer la beauté nous recentre instantanément dans le moment présent.
Cela peut être un beau paysage, une œuvre d’art, un spectacle vivant, une magnifique assiette… Ces moments passifs, de contemplation, nous donnent souvent l’impression que le temps s’est arrêté, c’est exactement l’expression de la déconnexion.

4. Bougez !
Le mode de vie métro-boulot-dodo nous pousse à être de plus en plus sédentaire. Profitons ainsi des vacances pour bouger, détoxifier et assouplir notre corps. En outre les bienfaits physiques et le regain d’énergie, le sport est un excellent moyen de se vider l’esprit et de mieux dormir.
Pendant une séance éreintante, le temps ne passe pas plus vite, mais vous reconnaîtrez qu’on est bien dans l’instant présent n’est-ce pas?
Heureusement que nous sommes ensuite récompensés par une bonne dose d’endorphine.
5. Faites des choses « inutiles »
Vous avez abandonné l’apprentissage d’un instrument de musique, ou d’un loisir créatif par manque de temps ? Ou alors vous vous êtes dit que vous feriez mieux d’investir votre temps pour faire quelque chose de plus « utile » ?
Mais qu’est-ce qui peut être plus utile que prendre soin de vous ?
Une anecdote : à Cuba, j’ai vu de nombreux hommes marcher avec un oiseau dans une cage assez encombrante. Ils étaient souvent vêtus avec des bleus de travail, j’ai donc directement associé le petit animal à notre canari présent dans les mines pour avertir les travailleurs d’une fuite de gaz.
Pour en avoir le cœur net, j’ai posé la question à un chauffeur de taxi :
– Pourquoi certains hommes marchent avec un petit oiseau ? Est-ce utile à leur travail ? Est-ce pour se porter chance ?
– Ah non pas du tout, c’est parce qu’il trouve leur chant beau et agréable !
Autant dire que mon mindset d’européenne utilitariste en a pris un coup.
Transporter cette grande cage, je voyais vraiment cela comme une contrainte… et le faire pour… le plaisir en plus ?!
Moralité : pendant votre pause, n’hésitez plus à faire ce que vous aimez, peu importe sa prétendue « utilité ».
Ainsi, vous l’aurez compris à travers ces différents tips il y a deux grands principes directeurs pour déconnecter :
- Se recentrer sur l’instant présent
- Rompre avec ses habitudes
Cette déconnexion ne doit pas être réservée à vos congés annuels, l’idée est plutôt de vous ménager des bulles tout au long de l’année, a minima une à deux fois par semaine.
Cela vous permettra d’avoir les idées plus claires, d’être plus résistant au stress et plus efficient au travail.
Aujourd’hui êtes-vous capable de déconnecter facilement ? Même pendant l’année ?


2 Responses
Super article hyper pertinent avec de bons conseils 😊 mise en application very soon 😘
Merci Sarah pour ces précieux conseils!